Les réseaux informatiques qui permettaient à leur origine de relier des terminaux passifs à de gros ordinateurs centraux autorisent à l'heure actuelle l'interconnexion de tous types, d'ordinateurs que ce soit de gros serveurs, des stations de travail, des ordinateurs personnels ou de simples terminaux graphiques. Les services qu'ils offrent font partie de la vie courante des entreprises et administrations (banques, gestion, commerce, bases de données, recherche, etc...) et des particuliers (messagerie, loisirs, services d'informations par minitel et Internet ...).
Classification des Réseaux
PAN : Personal Area Network LAN : Local Area Network MAN : Metropolitan Area Network WAN : Wide Area Network
Les réseaux personnels ou PAN :
- interconnectent sur quelques mètres les équipements personnels tels que GSM, portables, organiseurs, etc, d’un même utilisateur
Les réseaux locaux ou LAN :
- correspondent aux réseaux intra-entreprise
- sont géographiquement limités à l’échelle d’un bâtiment ou d’un groupe de bâtiments
- leurs débits vont de quelques Mbit/s jusqu’au Gbit/s
Les réseaux métropolitains ou MAN :
- permettent l’interconnexion des entreprises ou éventuellement des particuliers sur un réseau
spécialisé à haut débit, qui est géré à l’échelle d’une métropole
- doivent être capables d’interconnecter les réseaux locaux des différentes entreprises
- sont le fait d’opérateurs publics ou privés reconnus
Les réseaux étendus , ou WAN :
- sont destinés à transporter des données numériques sur des distances à l’échelle d’un pays,
voire d’un ou de plusieurs continents
- peuvent être terrestres (essentiellement des grands réseaux de fibre optique) ou hertziens
(réseaux satellite).
Introduction TCP/IP
C’est en 1969 que l’agence américaine D.A.R.P.A. (Defense Advanced Research Projects Agency) lança le projet de développer un réseau expérimental, à commutation de paquets : ARPANET.
Ce réseau eut tellement de succès que la majeure partie des organisations qui y étaient rattachées débutèrent à l’utiliser quotidiennement. Ainsi en 1972 on pouvait assister à une démonstration
d’ARPANET reliant 50 sites, utilisant 20 commutateurs, basé sur NCP, ancêtre de TCP.
Cette même année commença le début des spécifications du protocole TCP/IP pour ARPANET. Dés 1980, UNIX BSD 4.1 inclut TCP/IP comme protocole standard de communication, mais ce n’est qu’en 1983 que TCP
remplaça officiellement NCP pour ARPANET. En même temps le nom d’ Internet passa dans le langage
courant pour désigner la totalité du réseau ARPANET et MILNET du DDN (Defence Data Network).
En 1990 le terme de ARPANET fut abandonné et céda la place à Internet qui représente de nos jours l’ensemble des réseaux internationaux reliés par le protocole TCP/IP. Le succès de ce réseau est tel que le
nombre de machines connectées connaît actuellement une croissance exponentielle. Ainsi en 1981, seulement 213 machines étaient enregistrées sur Internet, en 1989 on en dénombrait 80 000. En octobre
1990 le chiffre de 313 000 était atteint et trois mois plus tard, en janvier 1991, le nombre de machines alors connectées dépassait les 376 000. Un an plus tard, au mois de janvier 1992, ce nombre avait presque
doublé pour atteindre les 727 000 machines. En fait, au moment ou vous lirez ces lignes, plus de 1,5
millions de sites, dans plus de 45 pays, seront connectés entre eux sur un seul réseau : INTERNET.
Introduction à la sécurité des réseaux
Qu'est-ce que la sécurité d'un réseau ?
La sécurité d'un réseau est un niveau de garantie que l'ensemble des machines du réseau fonctionnent de façon optimale et que les utilisateurs desdites machines possèdent uniquement les droits qui leur ont été octroyés.
Il peut s'agir :
d'empêcher des personnes non autorisées d'agir sur le système de façon malveillante
d'empêcher les utilisateurs d'effectuer des opérations involontaires capables de nuire au système
de sécuriser les données en prévoyant les pannes
de garantir la non-interruption d'un service
Les causes de l'insécurité
On distingue généralement deux types d'insécurité :
l'état actif d'insécurité, c'est-à-dire la non-connaissance par l'utilisateur des fonctionnalités du système, dont certaines pouvant lui être nuisibles (par exemple la non-désactivation de services réseaux non nécessaires à l'utilisateur)
l'état passif d'insécurité, c'est-à-dire lorsque l'administrateur (ou l'utilisateur) d'un système ne connaît pas les dispositifs de sécurité dont il dispose
Le but des agresseurs
Les motivations des agresseurs que l'on appelle communément "pirates" peuvent être multiples :
l'attirance de l'interdit
le désir d'argent (violer un système bancaire par exemple)
le besoin de renommée (impressionner des amis)
l'envie de nuire (détruire des données, empêcher un système de fonctionner)
Procédé des agresseurs
Le but des agresseurs est souvent de prendre le contrôle d'une machine afin de pouvoir réaliser les actions qu'ils désirent. Pour cela il existe différents types de moyens :
l'obtention d'informations utiles pour effectuer des attaques
utiliser les failles d'un système
l'utilisation de la force pour casser un système
Comment se protéger ?
se tenir au courant
connaître le système d'exploitation
réduire l'accès au réseau (firewall)
réduire le nombre de points d'entrée (ports)
définir une politique de sécurité interne (mots de passe, lancement d'exécutables)
déployer des utilitaires de sécurité (journalisation)